Les CT géraient peu efficacement leur patrimoine. Cela semble changer depuis quelques années. Et, on note un rapprochement avec les méthodes de gestion applicables dans les entreprises privées. Ces ressources représentent 10 % des recettes des communes.
I - Les produits du domaine - Il peut s'agir de revenus tirés de leur patrimoine privé, qu'il s'agisse de revenus d'exploitation (loyers, ...) ou d'alénation, dans ce dernier cas la vente doit obligatoirement figurer en ressources d'investissement. Cel concerne principalement les communes de moins de 10 000 habitants.
- Il peut s'agir de revenus tirés de leur patrimoine public. Mais, dans ce cas il s'agit exclusivement de revenus d'exploitation, le domaine public étant inaliénable. Il s'agit soit d'autorisations d'occupation du domaine public (comme par exemple, la présence de terrasses de cafés sur les trottoirs), ou de permissions de voirie (par exemple, les kiosques à journaux). Les droits, de faible importance, sont fixés par l'organe délibérant de la collectivité.
Le choix entre gestion publique et gestion privée relève plus du souci pragmatique de gérer au mieux les deniers publics en fonction des réalités locales que d'un débat idéologique. Cela explique la diversité des choix de mode gestion retenus, entre gestion directe et gestion déléguée, association de plusieurs partenaires publics, partenariat entre organismes publics et privés. Jusqu'en 1987, les prix des services publics étaient encadrés. Depuis, ils sont libres, à l'exception des transports urbains et des cantines soclaires, mais ils restent de faible importance. Dans l'ensemble, ils ne permettent pas de couvrir le cout du service rendu. Les élus ont donc recours à l'emprunt. Cela s'explique par des visées électoralistes ou l'imprégnation de la notion de gratuité des services publics, certains services ne sont pas, par nature, rentables. De plus, les services ne profitent pas qu'à l'usager, ils ont des conséquences indirectes sur la vie des autres citoyens; il apparait, alors, injuste d'en faire supporter tout le cout au seul usager direct. Cela s'explique aussi par les contraintes imposées par le principe d'égalité qui empechent certaines modulation du prix du service. La plupart des services publics locaux sont donc financés tant par l'usager que par le contribuable.