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Le vote du budget
Jusqu'à la LOLF, les pouvoirs du Parlement en matière budgétaire était relativement réduits, en raison du parlementarisme rationnalisé institué par la Constitution de 1958 et qui donnait au Gouvernement des moyens de pression contraignants sur le Parlement pour faire adopter ses textes. Depuis 2001, les pouvoirs du Parlement ont été renforcés. Son role a été renforcé par la révision constitutionnelle de juillet 2008 : désormais, l'article 24 de la Constitution confie aux assemblées une mission de controle de l'action du Gouvernement et d'évaluation des politiques publiques. L'examen par les assemblées du PLF respecte deux étapes : l'examen en commission des finances et le vote proprement dit.
I - L'examen du PLF en commissions des finances
Leur influence sous la III° et la IV° République était importante. Durant la III° République, les commissions des finances avaient le pouvoir de modifier le PLF déposé par le Gouvernement. Surtout, la discussion s'engageait sur le texte ainsi modifié. Sous la IV° République, la situation était la meme, hormis le fait que le pouvoir d'amendement des parlementaires avait été limité. Sous la V° République, leur role a été considrablement limité par la Constitution. Ainsi, son article 42 prévoit que la discussion s'engage sur le PLF ou le PLFSS déposé par le Gouvernement. Et son article 40 limite considérablement le pouvoir d'amendement des parlementaires. Pour autant, elles jouent un role déterminant dans l'information budgétaire donnée aux parlementaires. Ce role s'exerce notamment à travers le rapporteur général, et les différents rapporteurs spéciaux qui analysent de façon détaillée les dépenses d'une mission. Ces derniers peuvent proposer à la commission des amendements. De toute façon, les commissions des finances examinent tous les amendements proposés, et c'est le rapporteur général qui exprime, en séance publique, la position de la commission sur les amendements. Dernièrement, ces commissions ont opéré des controles "sur place". De plus, l'AN a créé une Mission d'évaluation et de controle. Politiquement, ces commissions peuvent influencer le Gouvernement, parfois beaucoup plus que ce que pourrait faire l'opposition. La LOLF a renforcé leur role. Ainsi, elles doivent etre saisies à titre d'information des décrets de virement et de transfert, et des décrets d'annulation de crédits, et elles doivent donner leur avis préalable sur les décrets d'avance. Leurs pouvoirs de controle sont, par ailleurs, élargis : ainsi, son article 58 oblige la Cour des comptes à assister les commissions des finances, notamment par le biais d'enquetes. Ill faut, enfin, noter que les autres commissions permanentes rendent des avis sur les projets de budget relevant de leur compétence.
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