La représentation proportionnelle

La représentation proportionnelle (RP) est un mode de scrutin qui a pour effet de représenter fidèlement le nombre de voix, obtenu par chaque parti politique, en sièges. Elle consiste en un scrutin de liste à un tour.
Le fondement théorique de la RP est donc essentiellement un argument de justice. La RP tend à une représentation équitable des électeurs. Elle est souvent comparée à une photographie de la carte électorale. Elle permet aux petits partis d'être présent sur la scène électorale et leur donne la chance d'être représenter le soir du résultat des élections. La RP garanti le droit des minorités et elle favorise donc le multipartisme. Cependant, la RP ne permet pas de dégager des majorités claires de gouvernement et elle est généralement accusée d'entraîner une instabilité gouvernementale. Ce sera, en effet, l'une des causes de la chute de la IV
ème République («valse des gouvernements »). Hormis la constitution du 27 octobre 1946, la RP ne sera ensuite appliquée que lors des élections législatives et régionales de 1986. Il est à remarquer que la France retient ce mode de scrutin pour les élections au parlement européen ( loi 1977).
La RP, à la différence du scrutin majoritaire, est avant tout un vote pour des idées car les électeurs vote pour les idées du parti politique représentées par une liste de candidat.
Enfin, la RP accroît également le poids des partis politiques puisqu'il leur revient d'élaborer les listes des candidats. Ils jouent également un rôle important dans la formation des gouvernements (coalition majoritaire).
Pour ce qui est de l'attribution des sièges cela se fait en deux fois. Dans un premier temps, les sièges à pourvoir sont répartis entre les différentes listes en présence, proportionnellement au nombre de suffrage qu'elles ont obtenu. Pour cela on procède au calcul du quotient électoral qui consiste à diviser le nombre de suffrages exprimés par le nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription. Ensuite, il est procédé à la division du nombre de voix, obtenu par chaque liste, par le résultat du quotient électoral. Le nombre entier qui résulte de cette opération est identique au nombre de sièges obtenus par la liste. Cependant il y a toujours des restes. Par conséquent, dans un deuxième temps, différents procédés permettent d'attribuer les sièges restant en fonction des restes. Ainsi, il existe le système de la plus forte moyenne (PFM). La répartition à la PFM consiste à diviser le nombre de voix obtenues par le nombre de siège déjà attribué à la liste majoré d'un siège fictif. L'opération recommence tant que tous les sièges ne sont pas attribués. Cette technique est moins équitable que le système au plus fort reste parce qu'elle favorise les grands partis, mais elle assure des majorités plus stables.
Il y a ensuite le système des plus forts restes (PFR) qui consiste à attribuer les sièges aux listes qui ont le plus de voix inutilisées, donc les restes les plus élevés. Là encore l'attribution se fait jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de siège à pourvoir. Il est considéré comme plus favorable aux petits partis et donc assurant une meilleure représentation de tous les suffrages exprimés.

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