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B. Soumission de la fonction gouvernementale La gouvernement va, comme le président de la République, se trouver entièrement à la merci du Parlement. Ce qui fera dire à Pierre Mendès France que «le gouvernement rend compte à l'assemblée comme le serviteur à son maître ». Plusieurs mécanismes vont contribuer à soumettre le gouvernement aux chambres. Annonce des sous-parties
1° Mise en pratique du parlementarisme moniste : le vote de confiance
Désormais, si le président du Conseil est toujours nommé par le président de la République cela n'est que formel. Ce qui importe c'est que le président du Conseil ait la confiance des chambres.
2° L'interpellation
Il s'agit d'une procédure par laquelle un parlementaire demande des explications au Gouvernement. Le débat sur l'interpellation est clos par le vote d'une résolution par laquelle la Chambre exprime sa confiance au sa défiance au Gouvernement, exerçant ainsi une véritable censure.Sous la IIIème République, c'est une pratique courante qui entraîne fréquemment la démission du gouvernement. Sous la IVème République, en 1947 Paul Ramadier accepte l'interpellation sur la composition de son gouvernement. Il va inaugurer ainsi la pratique de la "double investiture" devant l'Assemblée nationale. Le gouvernement devient doublement tributaire du bon vouloir de l'Assemblée puisqu'elle autorise le Président du Conseil et le gouvernement.
3° L'impossible dissolution automatique : le «vote calibré »
Sous la IVème République, la procédure de dissolution de l'Assemblée nationale est très lourde à mettre en œuvre. Le président du Conseil devait obtenir l'autorisation du Conseil des ministres. Ensuite, il fallait qu'après les 18 premiers mois il y ait eu deux crises, c'est-à-dire deux votes de défiances de l'Assemblée nationale à la majorité absolue. Or, dans la pratique les députés vont prendre l'habitude de faire un "vote calibré". Le vote de défiance était considéré par le gouvernement comme acquis dès lors qu'une majorité simple se dégagée. Le gouvernement mis en minorité suivait ce vote. Il démissionnait alors que la majorité absolue n'était pas atteinte et que, par conséquent, que rien ne l'y obligeait.
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